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L’Observatoire des Métiers du Futur livre les résultats de sa grande enquête sur les Français et l’avenir de leurs métiers

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Métiers et compétences évoluent plus rapidement que jamais. Les nouvelles technologies participent à cette accélération, transformant des pans entiers de nos industries. L’Observatoire des Métiers du Futur, think tank créé pour contribuer à développer l’employabilité en France, a souhaité savoir comment ces changements étaient perçus par les premiers intéressés. Pour ce faire, l’Observatoire a interrogé 300 actifs, issus de 60 secteurs d’activité, sur 4 grands domaines[1] : tendances du marché, impact de l’automatisation, développement des compétences et formation. La crise sanitaire et économique actuelle ne fait qu’appuyer certains des constats soulevés par les répondants. 

 

L’automatisation : principal facteur d’évolution de l’emploi à 5 ans

Tous secteurs confondus, lorsque l’on interroge les cadres et employés sur les facteurs qui influenceront demain l’emploi, l’automatisation arrive largement en tête (44 %) devant l’évolution des habitudes de consommation (16 %) ou la pénurie de compétences (14 %).

Concernant l’impact prévu de cette automatisation, c’est-à-dire la part des actifs qui pensent que leur métier disparaîtra ou sera profondément transformé dans les 5 années à venir, les réponses se répartissent à part relativement égale entre les participants. Ainsi, quand 31 % d’entre eux prévoient un fort impact affectant plus de 25 % de leurs collègues, ils sont presque autant (32 %) à l’estimer au contraire plus faible (moins de 10 % des salariés concernés).

 

« Si les résultats sont plutôt équilibrés, des différences sectorielles sont cependant à préciser. Ainsi, près de la moitié des personnes interrogées travaillant dans la communication et les médias s’attend à ce que l’automatisation ait un impact fort dans les 5 prochaines années. Même chose pour les salariés de l’industrie bancaire, qui estiment à 41 % que l’automatisation concernera plus de 25 % des salariés de leur secteur », souligne Isabelle Rouhan, Présidente de l’Observatoire des Métiers.

 

Les compétences digitales sont en cours d’acquisition

Au vu de cette automatisation grandissante, les entreprises disposent-elles des compétences digitales et/ou des savoir-être nécessaires pour faire face aux enjeux à venir ? Les salariés sont assez partagés sur le sujet. Près de 1 sur 2 (49 %) estime que ses collègues ne possèdent pas les compétences digitales requises.

La perception est nettement plus favorable en revanche lorsque l’on évoque les fameuses soft skills, à savoir ces compétences transverses qui reposent plus sur le savoir-être que sur le savoir-faire. Ainsi, 36 % seulement des répondants estiment que leurs collègues ne les maîtrisent pas.

 

La formation professionnelle se fait de plus en plus à distance

La formation professionnelle apparaît comme incontournable dans cette période d’évolution accélérée. Elle est d’ailleurs aujourd’hui au cœur des dispositifs gouvernementaux pour répondre aux problématiques d’employabilité. Actuellement, 4 salariés sur 5 suivent à minima 1 formation par an (83 % des répondants), dont 21 % participent à 3 formations ou plus.

Pour acquérir de nouvelles compétences, les salariés ont majoritairement recours au digital. 78 % ont suivi au moins un cours en ligne au cours de l’année écoulée (Mooc, webinar, e-learning…). 67 % ont cependant fait l’effort du présentiel. Globalement, la perception de l’utilité de ces formations est réelle pour 56 % des participants qui considèrent qu’elles les préparent bien pour l’avenir. Les 28 % qui pensent le contraire sont majoritairement ceux qui ont suivi des cours en présentiel.

 

« La récente crise de la Covid-19 a déjà bouleversé nos pratiques dans le domaine de la formation. Notre rapport au digital a changé et amènera sans doute des évolutions favorables en matière de diversité des formations en ligne, afin de mieux répondre aux besoins générés par l’accroissement soudain du télétravail », conclut Isabelle Rouhan.

[1] L’enquête a été réalisée dans le cadre d’une série de questionnaires mis en ligne de novembre 2019 à mars 2020, ciblant 302 acteurs d’un large éventail de secteurs d’activité.

 

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